Autres auteurs - Histoire 31

        Vous, qui lisez cette page, connaissez certainement l'adoration des pieds féminins sous toutes ses formes, des plus douces aux plus extrêmes.

Vraiment ?

Ajoutez à vos connaissances une dose de fantastique, de sorcellerie et de mysticisme et votre imagination approchera peut-être du récit qui va suivre. Une histoire digne des odyssées homériennes, dans laquelle ni la beauté des acteurs ni la cruauté de leurs gestes ne vous épargneront. Une histoire à ne pas laisser entre toutes les mains. "Âmes sensibles, passez votre chemin, ou laissez-vous emporter..."

Bonne lecture,

Roméo, Webfootslave.


Temple

La visite de cette belle fin de matinée thaïlandaise s'était avérée plus que troublante. Il s'agissait d'un étrange temple situé quelque part au beau milieu des plateaux du Korat. Pas de signe particulier. Pas d'indication touristique. Juste une haute pièce parfaitement carrée d'une bonne trentaine de mètres de côtés, ne possédant pour tout "mobilier" qu'un piédestal en son centre. Soit un bon mètre cube de roc ne supportant plus que deux pieds de granit sectionnés à mi-tibia. Pour sa part, le sol des lieux présentait quelques creux de tailles et de profondeurs variables éparpillés aléatoirement sur toute sa surface.

Marsha et ses compagnons de voyage l'avaient découvert par hasard, mais aucun de ces quatre amis ne semblait lui porter un quelconque intérêt. On entre. On jette un rapide coup d'oeil. Rien que des cailloux. On ressort et on passe à autre chose.

Les pieds d'une divinité quelconque demeurant au sein d'un vulgaire cube de pierre ne les interpellaient pas vraiment. Voir même, les repoussaient un peu. Mais il ne s'agissait là que de l'avis de Marsha sur leur indifférence, car en ce qui la concernait, et pour une raison qu'elle ne s'expliquait pas du tout, cet endroit l'excitait. Et comme leur campement ne se trouvait pas très loin, elle trouverait bien un moyen de venir discrètement en faire un examen plus approfondit.

Des pieds.

Des pieds dans un temple oublié.

C'est ainsi que Marsha, une magnifique Espagnole de vingt-quatre ans s'y rendit deux nuits plus tard. Seule, et sans avoir prévenu qui que ce soit.

Ses amis ne la revirent plus jamais. Aucune des diverses enquêtes mise en route n'apporta le moindre indice sur ce mystère.

Marsha chaussait de lourdes bottes de marches en cuir noir lorsqu'elle pénétra en pleine nuit dans le temple, une grosse "Maglite" à la main. Ses pieds lui renvoyèrent de bien étranges sons au fur et à mesure qu'elle se rapprochait du piédestal.

Au début, elle cru qu'il ne s'agissait que des effets trompeur d'échos nocturnes, mais elle dut bien vite se rendre à l'évidence. Des choses vivantes craquaient sous ses grosses semelles. De gros insectes pouvaient tout à fait craquer de la sorte. Cependant, aucun insecte, même en Thaïlande, n'était susceptible de gémir, et pourtant, des plaintes de souffrances sans noms commencèrent bel et bien à se faire entendre à quelques mètres de l'énigmatique paire de pieds. Rien à signaler dans le cône de lumière. Pas de colonie de cafards géants ou autre. Sol clair et propre.

Marsha ne s'en soucia guère. Loin de l'effrayer, cela semblait au contraire entretenir une certaine excitation. Cette dernière fut à son comble lorsqu'elle se trouva enfin face à l'objet de son attirance. Elle en contempla longuement toute la perfection avant d'oser faire le moindre geste.

Les pieds de granit étaient à échelle humaine. Un 39 ou un 40 maximum. Ciselés avec une extrême finesse dans la pierre. Chargés de détails fins et enivrant. Pour un peu, ils sentiraient presque. Ils étaient indéniablement féminin, et la femme qui les possédait devait mesurer dans les 1m80. C'était une certitude.

Marsha le savait.

La femme à qui appartenait ces joyaux était grande, belle, et fatale. Il s'agissait d'une asiatique bien plus grande et bien plus puissante que la majorité des êtres de sa race. Un messie. Une reine. Une déesse.

Lorsque Marsha se décida enfin à caresser les formes parfaites de ces inestimables reliques, une légère brise venue de nul part fit frémir les bord de sa jupette contre ses superbes cuisses. Un signe. Une contestation. La belle comprit.

La caresse serait buccale. Respectueuse.

Marsha approcha sa bouche du précieux trésor.

Le baiser remplit le temple de bruit. Puis de lumière. Le froid de la pierre se réchauffa sous ses lèvres. Elle en sortit sa langue et ferma les yeux, les deux mains posées aux bords du piédestal.

Marsha lécha religieusement le granit. Il lui sembla devenir chair et peau. Des images envahirent son esprit. Violences extrêmes qui lui firent plier les genoux. Elle s'effondra sur les rotules sans cesser d'honorer les pieds de cette prêtresse dont elle partageait désormais la vision. Voyant à travers les âges ce que représentait ce temple.

Des femmes. Des femmes partout. Dansant. Criant. Eclatant de rire. Virevoltant autour d'elle. Toutes très belles. En grande majorité asiatiques, mais aussi indiennes, africaines, européennes. Uniformément vêtues du même modèle de longues robes tourbillonnantes d'une blancheur angélique, dont elles n'hésitaient cependant jamais à relever très haut la corolle, afin d'exhiber de formidables paires de jambes, ainsi que de divins petits pieds.

De sa stèle, la grande prêtresse les observe. Marsha sent parfaitement son intense sourire de satisfaction. Ses yeux se mettent à scruter le sol. Cherchent entre les pieds de ses disciples. Repère enfin les visages déformés par la douleur de tous ces hommes étendus sur la pierre, impitoyablement foulés par la masse joyeuse de ces beautés en mouvements. Aucune d'entre elles n'est chaussée. Aucun de ces mâles suppliciés ne semble être attaché ou entravé d'une quelconque manière. Ils sont tous nus, et leurs corps se couvrent peu à peu d'impressionnantes ecchymoses. Quelques nez sont en sang.

La prêtresse laisse son regard s'attarder quelques instant sur le fascinant spectacle d'une magnifique plante de pied forçant un visage à épouser sa forme. Elle admire ensuite tout le travail des muscles de ce beau mollet et de cette superbe cuisse qui impriment ce douloureux écrasement. La femme-enfant qui s'acharnait ainsi sur la face de cet être inférieur était petite et frêle, et il était très troublant de voir comment elle forçait avec sa jambe pour combler en puissance son manque de poids. Sans être une force de la nature, sa victime jouissait tout de même d'un corps robuste et costaud. Il était donc extrêmement jouissif de le voir souffrir de la sorte. Se tortillant pitoyablement comme un ver sous le simple pied nu de cette toute jeune femme pratiquement juvénile. Une gamine écrabouillant un géant sous un seul de ses si délicat petit peton. Voilà ce qu'il se passait, et ceci commençait très sérieusement à l'exciter.

La prêtresse retourna à son vagabondage visuel au raz des chevilles de ces dames. Partout le même spectacle. Partout la même féerie. Le bonheur. Des corps d'hommes utilisés comme piste de danse.

Bientôt, certains de ses misérables esclaves perdirent connaissance.

Esclaves !

Quel mot serait plus approprié à leur condition ? Ses paillassons subissaient sans la moindre trace de rébellion un traitement aussi douloureux que dégradant, alors qu'ils se trouvaient tout à fait libre de leurs mouvements. Ils étaient donc bien des esclaves. Complètement dressés. D'une soumission exemplaire dont toutes ces déesses se régalaient.

Les premiers évanouissements semblèrent sonner la fin des hostilités. Tout le tumulte cessa brusquement. Cette musique d'origine inconnue stoppa si soudainement qu'elle fit sursauter Marsha derrière les yeux de la grande prêtresse.

La foule de danseuse libéra la grande piste pour ce placer tout autour de la pièce, laissant comme à regret tous ces corps marqués de leur pas.

Les esclaves rampèrent des quatre coins du temple pour venir se masser autour du piédestal. La grande prêtresse tourna sur elle-même afin de toiser comme il se doit l'ensemble de cette horde de bêtes humaines soumises.

Marsha atteignait des sommets insoupçonnés d'excitation. Et que dire lorsque la sublime asiatique qu'elle incarnait sauta littéralement sur la plus insignifiante des créatures entassées à ses pieds. L'homme frêle craqua comme du bois sec sous elle.

Une grandiose sensation de puissance irrigua tout son esprit. Elle piétina avec bonheur les endroits où les os devaient être brisés. S'enivrant des gémissements de douleur de cette sous-créature si faible qu'elle pouvait l'écraser de ses pieds comme un simple insecte. Ce qu'elle fit avec une joie n'ayant d'égale que son sadisme. Elle repoussa violemment du pied l'un des esclaves agglutiné là, afin de pouvoir reprendre appui sur le sol.

Marsha n'avait plus conscience de son vrai corps, encore moins de cette pierre-pied qu'elle continuait pourtant de lécher avidement. Elle était cette grande prêtresse asiatique cruelle que ses disciples ne tardèrent pas à acclamer sous le nom d'Echalsha. Et elle se repaissait, se gavait, se nourrissait littéralement des souffrances que ses divins pieds infligeaient à ce tapis humain.

Une nouvelle vague de chaleur inonda son bas-ventre, lorsque son talon nu s'enfonça profondément entre les restes des omoplates de sa victime hurlante. Elle ne tarda pas à sentir le coeur du misérable comprimé entre ses côtes et sa colonne. Elle relâcha légèrement la pression, savourant quelques instants l'horrible agonie de son jouet, tout en scrutant son assistance émerveillée. Ses cuisses travaillèrent encore un peu, et l'organe vital du chien éclata dans sa cage. Les vertèbres impliquées ne tardèrent pas à être pulvérisées avec le morceau de thorax concerné.

Echalsha possédait des jambes magnifiques dotés d'une puissance incroyable. Et que dire de ses divins petits pieds. Si tendre et si robustes à la fois. Capables d'écraser une autre chair sans s'abîmer ou même se déformer.

Echalsha vivait au-dessus des hommes, au-delà des humains. Une sorte de divinité démoniaque génitrice d'un monde fabuleux où les femmes se glorifiaient dans la violence et le sadisme. Marsha comprenait tout. Elle sondait les pensées de son hôtesse. La cruauté toujours, mais uniquement avec les pieds.

Silence.

La mort du misérable annonça l'entrée en scène de nouveaux éléments.

D'autres esclaves tout aussi nus firent leur entrée. Ils rampèrent vers la grande prêtresse et s'alignèrent à une demi-douzaine de mètres d'elle, en formant quatre colonnes de quatre hommes. Chacun portant une grande malle en osier sur le dos.

Echalsha se promena sur le cercle des esclaves déjà présents. Ceux sur lesquels elle ne daigna pas poser ses divins pieds se retirèrent silencieusement vers un coin inoccupé du temple. Les premiers à ne pas être touché par cette grâce emmenèrent avec eux le corps écrasé de leur misérable frère. Les autres demeurèrent en place. Etalés de toute leur longueur. Vulgaires paillassons abandonnés dans cette excitante arène.

Echalsha remonta ensuite sur son piédestal. Toisant chiens et disciples. Ces dernières ôtèrent silencieusement leurs robes. Elles les accrochèrent à des sortes de patères, disparues lors de la découverte de ces lieux par Marsha et ses amis. Une trace du passage d'un certain temps que ne corroborait pas ce que dévoila ce strip-tease.

En effet, toutes ces somptueuses et cruelles beautés portaient des tenues, et même quelques tatouages, dénotant fortement avec une quelconque Thaïlande antique à laquelle renvoyait ce temple. Anachronisme ou pas, cuir, zip, clous et chaînes rendaient toutes ces déesses terriblement sexy et démoniaques.

De mieux en mieux.

Une armée de succubes terribles aux visages et aux corps angéliques arborant fièrement sourires carnassiers et regards lourds de sévères promesses. Sous les yeux de leur divine souveraine, elles se dirigèrent en ordre et sans précipitation vers les esclaves-mobilier.

Leurs fardeaux s'ouvrirent sur d'impressionnantes collections d'instruments de tortures rivalisant de cruauté. Pas de fouets. Pas de pinces. Pas de tisons ou de chaînes. Toutes ces merveilles se chaussaient. Chacune des disciples s'équipa, s'aidant au passage d'une tête ou d'un dos pour bien enfoncer leurs pieds au fond des diverses bottes et chaussures misent à disposition.

Marsha s'émerveilla devant toutes ces ingénieuses trouvailles. Semelles épaisses pour broyer. Cloutées pour chatouiller en surface, ou perforer en profondeur. A lames pour égratigner ou découper. Talons aiguilles de toutes sortes. Fins lisses. Fins avec des reliefs pour arracher en ressortant des chairs. Bottes perchées sur une pointe unique et utilisées avec une espèce de déambulateur. Eperons. Roller"razor"blade terrifiants. Et le plus démentiel, d'épaisses et hautes cuissardes d'un magnifique cuir noir doté de semelles chauffées à blanc par Satan seul savait quel dispositif infernal. Des bottes d'enfer isolant toutefois parfaitement leur utilisatrice, tout en infligeant d'indescriptibles dommages à sa victime. Génial. Tout simplement génial.

En imaginant la suite des évènements, un véritable carnage jouissif à n'en pas douter, Marsha se sentait très proche de l'orgasme le plus formidable qu'elle n'ait jamais connu.

Quel infernal paradis !

Une fois toutes ces beautés chaussées, trois malles se montrèrent toujours fermées. Quelques uns des esclaves précédemment négligés par la grande prêtresse furent réquisitionnés pour s'en occuper. Elles contenaient des seaux remplit de divers éléments. Leur contenu fut répandu au fond de certaines de ces étranges cavités.

Que des choses formellement indigestes. Les classiques : tessons de verre, cailloux, billes, gravier. Et les horribles : insectes, escargots, limaces, et même serpents.

De nombreux sacrifiables furent précipité au beau milieux de ces abominations, voir traînés de l'une à l'autre. Et les impitoyables reines de beautés écrabouillèrent le tout sans cesser de rire ou sourire.

Les autres furent torturés et exterminés sous pieds sur place. A même la pierre, après avoir effroyablement souffert plus ou moins longtemps.

Voir le sang maculer bottes, chaussures, et tous ces divins pieds nus remplissait toutes les femmes du culte de joie. Des cris de jouissances revenaient très fréquemment aux oreilles d'une Marsha fascinée.

Quelle folie ! Quelle bonheur !

Lorsqu'il ne resta plus aucun survivant, toutes les meurtrières extatiques étaient pieds nus depuis quelques temps déjà. Le coups de grâce se donnait toujours ainsi, et la plupart de ces magnifiques donneuses de mort aimait consacrer un bon tiers du massacre à l'utilisation de leur divins atouts nus. Si bien que tous ces pieds exhibaient d'excitantes souillures sanglantes.

Les esclaves non honorés par ce traitement - car c'est bien ainsi qu'il fallait interpréter la chose - vinrent en rampant religieusement, nettoyer de leurs langues asservis le vénéré membre féminin. Symbole de sa suprématie et de sa puissance.

Les esclaves-mobiliers récupérèrent bottes et chaussures pour les faire briller de la même façon, avant de les ranger consciencieusement, chacun dans la malle des autres.

Echalsha descendit de son piédestal pour piétiner avec délice les cadavres. Broyer le peu de chose qu'il en restait afin d'en recueillir toute l'essence. Leur sang comme leurs chairs ou leurs organes nourrissait son pouvoir à travers la douceur de ses pieds mortellement divins. Elle marchait sur tout. La moindre bestiole encore reconnaissable lui apportait sa maigre contribution. Quant au verre pilé et autre objets désagréables, elle ne les craignait absolument pas. Rien ne la gênait. Rien ne pouvait lui faire mal. Ses pieds ne risquaient strictement rien. Ils pouvaient tout écraser, et tout n'existait que pour être écrasé sous eux, pour Echalsha. Pour son simple plaisir, mais aussi pour sa propre survie. L'écrasement : sa source de vie.

Toutes ces femmes qui appartenaient à son culte, effectuaient ces massacres par simple désir. Un besoin quasiment sexuel. Il s'agissait de leur unique façon de jouir de la vie et des hommes : les dominer pour les réduire en bouillie de leurs seuls pieds. Mais elles continuaient à se nourrir normalement. Leurs corps conservaient les mêmes besoins et imposaient les mêmes contraintes, alors que leur déesse ne vivait que par ça. Sentir des êtres vivants souffrir et mourir sous ses superbes pieds constituait son seul besoin. Son seul désir. Cela dépassait tout. Sexe, drogues, alcool. Manger et dormir n'existaient pas non plus.

L'orgie de cette soirée là se révéla particulièrement réussie. Certaines des toutes dernières recrues y avaient brillées de cruautés, écrasant lentement certaines des parties les plus douloureuses de leur victimes tout en réussissant l'exploit de toujours les garder conscientes. Echalsha planait littéralement dans des sphères de bien-être inconnues de la perception humaine. Une extase démentielle qui masqua complètement à son esprit la venue de la suite tragique des évènements.

Alors que plusieurs langues serviles rampaient sur ses pieds sanglant pour les honorer, la grande prêtresse ressentit trop tard l'insolite changement atmosphérique.

L'air s'alourdit. Dangereusement. Sa pression augmenta exponentiellement. Puis un flot de lumière insupportable déferla sur le temple.

Le phénomène ne dura qu'une demi-seconde. Temps infime, mais bien assez long pour tout bouleverser autour d'elle. Elle exceptée, bien sûr.

Le pouvoir qui venait d'investir les lieux était immense. Bien plus redoutable que la dernière fois qu'elle dut le repousser. Mais certainement pas encore assez pour lui causer de sérieux soucis. Cependant, elle devait bien reconnaître sa faute. Cette énorme étourderie lui coûterait sûrement la perte de ses superbes disciples, si ce n'était pas déjà fait.

Ces dernières, terrifiées mais non paniquées, gisaient à ses pieds. Bien évidemment, aucun homme ne pouvait oser prétendre poser ses lèvres ou sa langue sur cette vénérable partie du corps de leur souveraine absolue. Ils ne devaient que s'aplatir dessous. S'écraser et mourir. Seules les disciples femelles de son culte jouissaient du privilège de les lui entretenir. A l'instant du drame, une véritable bataille au coup de langue se livrait entre ces servantes de la cruauté autour du piédestal de leur déesse. Elles se trouvaient donc toutes là au moment de l'attaque. Elles s'y trouvaient encore après, vivantes, mais ne mesurant plus que quelques centimètres de hauteur. Un comble pour toutes ces femmes à la beauté irréelle, qui écrasaient encore quelques vies humaines sous leurs pieds une heure plus tôt.

Echalsha se redressa rapidement, tout en prenant garde à ne pas blesser son précieux bataillons de bourreaux aux pieds nus, sans montrer la moindre crainte. Elle savait parfaitement qui s'invitait de la sorte, et n'en redoutait absolument rien pour sa propre existence.

Comprenant rapidement leur mésaventure, les disciples formèrent un bloc compact et unique afin de ne pas gêner leur déesse dans ses déplacements. Echalsha n'eut qu'à enjamber ce bloc avant de courir vers l'unique accès au temple.

Les esclaves eux, ne pensèrent pas à bouger. Ceci leur était de toute façon interdit. Leur place se trouvait au sol. Là où les maîtresses les jetaient à grands coups de bottes, et à attendre qu'elles les y torturent sous leurs semelles ou leurs plantes de pied. La déesse en écrabouilla la majeur partie sur son passage. Craquements d'insectes sous son corps de rêve. Sensations sans aucun rapport avec la destruction d'un être de taille normale. Quelque chose d'analogue à devoir ce contenter d'un grain de riz après deux jours de famine.

Ce point de vue correspondait d'ailleurs à l'une des raisons du différent opposant Echalsha à son agresseur.

Nubira. Nubira la sorcière.

Une superbe jeune femme russe mégalo, rêvant d'un gigantisme absolue. Rompue à toutes sortes de magies, pour ne pas dire toutes. L'une des toutes premières disciple d'Echalsha. Une tortionnaire effroyablement motivée et efficace, ayant pour habitude d'épicer ses prestations sadiques de sorts et de maléfices divers. Une dominatrice obsédée par l'idée de réduire la taille des gens pour les écraser comme des insectes.

Chacun son truc.

La grande prêtresse, non friande de ce genre de pratique pour les raisons exposées plus haut, les tolérait cependant. Voir même les encourageait. Mais la belle Nubira ne ce contentait guère d'approbation et de conseils. Elle souhaitait imposer sa vision des choses à tous.

Les bases du culte même, par exemple. Le concept d'exécution sous pieds nus l'irritait. Elle ne jurait que par ses grosses bottes, lourdes et hautes, passant ainsi complètement à côté de l'essence même de l'existence du temple et d'Echalsha.

La magnifique et prolifique Nubira, entre autre créatrice de l'incontournable septième danse de la septième fille, un supplice abominablement cruel, tortionnaire de très haut niveaux, se mit en tête de fomenter une mutinerie contre la déesse.

Bien sûr, cette tentative n'alla pas vraiment loin, et Echalsha, amusée par de telles prétentions, lui laissa la vie sauve. La déesse admirait l'indéniable talent dominateur que possédait cette belle créature, ainsi que toute la folie destructrice qui l'accompagnait. Aussi, se contenta-t-elle de l'exclure du culte.

Il lui arrivait de regretter son geste de bonté, comme ce soir là par exemple. Elle aurait dû lui faire subir son propre supplice. Une création qu'il fallait bien reconnaître pour ce qu'elle était, à savoir un pur chef-d'œuvre.

La victime y était maintenue en vie par l'un des obscurs charmes de la belle sorcière tandis que celle-ci, changeant fréquemment de chaussures et de bottes, lui broyait méthodiquement et consciencieusement chaque os du squelette à la seule force de ses pieds. Elle poursuivait ensuite en lui écrasant méthodiquement chaque organe, et achevait son oeuvre en lui écrabouillant lentement le cerveau sous ses semelles - ou ses pieds nus lorsqu'elle daignait faire plaisir à sa déesse.

Un coup final souvent long à venir. D'interminables heures de souffrances indescriptibles pour un être que nulle perte de conscience ou soudaine crise cardiaque ne pouvait soulager. Le cerveau demeurait conscient, même sans sa dose de sang oxygéné. Une idée abjecte dont la toute dernière subtilité excitait d'ailleurs ces dames au plus haut point. Il s'agissait d'ingénieux jeux de miroirs permettant à la victime d'assister à l'atroce pulvérisation de son propre corps. Images. Sons. Douleurs.

Les bains de pieds sanglant qui s'ensuivaient pour la déesse aux pieds nus ne possédait aucun équivalent tant le martyr des matières organiques qu'elle foulait avait atteint des sommets d'horreurs. Cette danse s'apparentait pour Echalsha à une apothéose de jouissance. Un tel état qu'il lui fallait plusieurs heures pour s'en remettre. Elle nécessitait en outre un grand contrôle de soi, car ce genre de transe s'accompagnait toujours d'une formidable rage de tuer. Rendant Echalsha capable de marcher violemment sur ses propres disciples pour ce repaître de leurs corps lorsqu'ils se disloqueraient sous ses pieds.

Echalsha ne faisait donc effectuer une septième danse de la septième fille que trois ou quatre fois par an. Des souvenirs systématiquement de retour lorsque Nubira réapparaissait dans sa vie. Des visions et des sensations qui emplirent Marsha d'une joie féroce. Un bonheur indéfinissable.

Echalsha n'avait pas peur d'affronter un tel génie de l'horreur, mais il convenait toutefois de rester prudente. La belle sorcière s'entourait souvent de créatures étranges, synthétisées par ses sorts les plus fous. Et compte tenu de la situation actuelle, il convenait de garder un oeil ouvert. Et le bon.

Cette fois-ci ne fut pas l'exception confirmant la règle. Deux êtres noirs bondirent sur elle, suivit du ricanement typique de la cruelle Nubira, et du martèlement de ses lourdes bottes sur la pierre.

Cette fois-ci, je crois que je vais vraiment me régaler ! Lança-t-elle joyeusement en apparaissant dans l'entrée du temple.

Prétention ! Echalsha tenait déjà la première créature à sa merci, le talon enfoncé dans ce qui devait lui servir de tête, juste entre ce qui devait lui permettre de voir. Elle appuya pour l'écraser. Porta tout son poids dessus avec une joie féroce. Son frère jumeaux, aussi indissociable qu'indiscernable se rua sur elle par son flanc droit. Elle le projeta au sol d'un violent coup de pied qui l'accompagna dans sa chute et le fracassa contre la pierre.

Les maintenant désormais sous la domination imparable de ses pieds, la déesse s'attarda à observer ses victimes. Nouvelles inventions de sa belle ennemie.

Qu'est-ce que tu as bien pu me fabriquer comme merveille cette fois-ci ? Ces espèces de sac plein de je ne sais quelle fantaisie me paraissent encore plus pitoyable et fragile que la dernière fois !

Pourtant, quelque chose clochait. Echalsha les broyait sous son poids. Elle sentait leur anatomie s'étaler autour de ses pieds. Mais aucune énergie ne quittait leur enveloppe pour la nourrir.

Bien sûr ma chérie ! Sauf que ces fantaisies en question sont ce à quoi j'aurais dû penser depuis longtemps ! Rien de plus simple...

Les serviteurs de la sorcière s'étalaient encore, coulaient même. Et, bon sang, remontaient le long des jambes de la déesse effarée. Oh bordel ! Rien à faire pour empêcher cela.

... que ce que je t'ai toujours reproché ! Je fantasme depuis le premier jour à l'idée de te voir chaussée de cuir. La question maintenant, c'est : bottes ou cuissardes ?

La douleur commença à s'en mêler, accompagnant la montée du cuir vivant. Les créatures se contentèrent toutefois de lui faire de belles bottines. Bien noires et bien brillantes jusqu'à mi-mollet.

Elle ne pouvait plus bouger. Absolument plus le moindre pas. Elle fixa sa belle adversaire. Laquelle tenait une sorte de filet plombé qu'elle jeta rapidement sur la formation serrée de ses disciples réduites - soit à cette échelle : une cible de moins d'un demi-mètre carrée pour un piège en couvrant facilement quatre.

Nubira lui rendit son regard de haine. Mais elle le teinta d'une réjouissance diabolique en exhibant l'une de ses bottes pour lui montrer les fer de ses grosses semelles.

Je l'ai toujours dit, les pieds nus, ce n'est pas le sommet de l'extase...

Elle reposa son pied en le faisant bien sonner contre la pierre. Son martèlement puissant résonna dans tout le temple. Puis elle se dirigea lentement vers le centre de ce dernier, sans quitter Echalsha des yeux. Cette dernière y fit passer une lueur d'horreur qui emplit la superbe russe de joie.

... Certes, un plaisir d'exception lorsqu'une langue adoratrice les caresses avec amour, mais rien d'extraordinaire lors d'une bonne exécution. Une bonne masse de chair et de cuir garnie d'acier ou de divers autres subtilités n'a pas d'équivalent pour une séance de torture et de mise à mort parfaite. Ainsi est mon concept. Ainsi est mon plaisir. Ainsi sera mon règne.

Nubira marcha tout doucement sur son filet à mailles ultra fines. Presque prudemment. Montant tout aussi prudemment sur la première de ses bosses. Une femme affolée, sans aucun doute. L'une de ses prêtresses du sadisme pédestre que l'arrivée de ce voile dans son ciel gris et imprécis avait précipité sans réfléchir loin de ses soeurs du culte. Une panique générale et incontrôlable dispersant dans le chaos absolue toutes ses impitoyables tortionnaires, mais, hélas, toujours sous le piège. Couverture légère et solide aux bords infinis bientôt secouée d'un monstrueux tremblement. Une vibration tellurique qui eut l'effet inverse et fit se rapprocher les disciples.

La plus éloignée d'entres-elles disparut comme au ralentit dans un effroyable nuage de sang et d'organes propulsés dans toutes les directions sous la cruelle botte de la gigantesque Nubira.

La superbe russe se réjouit en sentant le corps humain de la taille d'un rongeur s'étaler sous sa lourde semelle. Elle fit pivoter son pied pour bien en broyer les restes. Les rendre absolument non identifiable, tout en se délectant de quelques craquements supplémentaires.

Comme ceci est bon !

La belle sorcière piétina ainsi l'ensemble de son tapis de victimes miniatures, sous les yeux impuissants de la déesse immobilisée. Privé de la force colossale de la nudité de ses pieds, désormais emprisonnée dans une paire de botte vivante et ensorcelée. Puis elle grimpa sur le piédestal réservé à Echalsha et d'un geste compliqué des doigts, fit disparaître l'étrange filet.

Le spectacle sanglant gisant à ses pieds envahit Echalsha d'un profond sentiment de tristesse et de remords. Elle s'était laissé surprendre. Toutes ses prêtresse talentueuses et charismatiques, fortes et novatrices, aussi magnifiques que cruelles. Toutes ses vies précieuses. Toutes ses amies. Ses soeurs. Sacrifiées. Ecrabouillées par sa faute comme de vulgaires insectes. Quel horreur !

... et tu n'as pas encore vu le meilleur !

Nubira effectua un autre mouvement indescriptible des doigts. L'air s'alourdit dangereusement. Echalsha, luttant toujours pour tenter d'avancer sans succès, redoutait avec horreur ce qu'elle soupçonnait ce nouveau sort de contenir.

Elle ne se trompait pas.

Dans un éclat de rire de sa cruelle ennemie, les disciples reprirent leur taille normale. Mais bien sûr, pas leur état d'origine. Un carnage grandeur nature, insupportable.

Nubira sauta de ce piédestal qui n'était pas le sien. Pataugea avec délice dans le massacre pour se retourner auprès de son ancienne déesse. Maculant avec bonheur ses bottes du sang de l'armée d'Echalsha, et même un peu de ses longues et irréprochable cuisses nues.

... quelle infamie n'est-ce pas ? Toi qui m'a initié aux rites de l'écrasement, aux joies des tortures qu'une femme pouvait infliger à l'aide de ses seuls pieds. Toi qui à érigé un culte à ta seule gloire. A ta seule puissance. Te voici seule, à ma merci. Tu ne dis rien ?...

Pourquoi ?...

Sans doute es-tu trop terrifiée ? Ou choquée ? Mais rassures-toi, je ne chercherais pas à te réduire en esclavage, ni à t'écraser sous ma botte. Je vais seulement t'abandonner à ton sort. Te laisser découvrir les joies de chausser des bottes... si tu peux t'y faire... t'en sortir ainsi... et peut-être, un jour, croiser à nouveau ma route... pour mettre un peu de piment dans ma vie !

Au revoir !

Nubira se dirigea vers la l'unique ouverture du temple. Elle renversa la déesse au passage, mais elle se contenta de l'enjamber en éclatant de rire pour sortir.

Marsha ne tarda pas à connaître la suite. La déesse, privé de son seul moyen de se nourrir, était vouée à une morte certaine. Elle se mit à ramper parmis les débris organiques de ses disciples. Incapable de pouvoir s'en sustenter avec autre chose que ce que deux prisons de cuir vivant gardaient et isolaient. Elle mit une éternité à rejoindre son piédestal profané. Une autre à se hisser dessus. Et encore une à s'y remettre debout.

Le temps fit le reste. La mousson nettoya le temple. La faim fit d'Echalsha un corps qui s'effrita. Tomba en poussière sur plusieurs siècles. N'immortalisant que ses pieds divins, pétrifiés à jamais par la mort du cuir vivant qui avait lui aussi fini par mourir.

Marsha revint à la réalité. Même si celle-ci ne serait plus jamais la même pour elle.

Le pouvoir d'Echalsha n'était pas mort. La puissance qu'elle ressentait dans ses propres pieds le lui rappellerait à chaque instant de sa nouvelle vie. Elle allait se rendre en Russie, dans certaines contrées mystérieuses d'où personne ne revenait jamais, et dont personne ne parlait jamais.

Mais pour commencer, elle allait se dénicher quelqu'un à se mettre sous les pieds.

Nus, bien sûr.

 

Auteur Stefizzz


Rubrique parente - Back Haut - Top Départ - Home Informations Aide - Help Ecrivez-moi ! - Mail me !

Aux Pieds des Femmes ©1999-2001

L'Univers des pieds Féminins et de la domination Féminine.