Extrait du Livre des Gardiennes,
"Mémoires d'un esclave", chapitre X.
Rome, 320 a.d.
Connu sous le nom actuel de "Esclave perdu sans collier".
Duan Herald, 1999. Dédié au Fétichisme des pieds féminins.
Cet extrait relate les mémoires d'un esclave de l'Antiquité romaine, alors que Rome était au sommet de sa gloire ; Mais qui dit sommet dit descente et la décadence guettait Rome la Toute-Puissante. Certains extraits de cette époque montrent bien comment les citoyens et, ici, citoyennes romaines profitaient de plaisirs de plus en plus... décadents !
Les jeux du cirque étaient un exemple, en voici un tout autre...
Bien que fictive, cette histoire pourrait avoir eu un sens, lorsque à l'époque l'esclavage en tout genre était chose courante. Si je n'ai trouvé encore aucun texte à ce sujet, voici ce que les historiens auraient pu trouver...
...
Ancien esclave au service des pieds de ma Maîtresse, je fus libéré après sa mort, suivant ses souhaits.
Alors que j'étais heureux à son service, une fois libre et livré à moi-même, je ne savais plus quoi faire. Mes compétences ne dépassaient pas la recherche du confort des pieds et la servitude. J'ai appris à être un esclave obéissant et à satisfaire les désirs de ma Maîtresse.
Libre, je ne savais que faire, dans cette ville où l'on devait se battre pour survivre.
Une seule solution se présentait à moi. Redevenir l'esclave d'une femme qui saurait apprécier mes services. C'est ce que j'entrepris de faire.
Je commençai par certaines grandes villas. Partout, les intendantes me répondirent que les esclaves étaient achetés sur de grands marchés dans des maisons réputées. Dans une villa, cependant, la Maîtresse des lieux accepta de m'accorder une audience...
En guidant mes pas à travers les couloirs de l'immense villa, la gardienne parla un peu avec moi :
"Ma Maîtresse est intriguée, pauvre fou. Ne te fais pas d'illusion si tu cherches ici quelque privilège. Tu n'en auras aucun si tu mens. Et même si tu es sincère, d'ailleurs, aspirant esclave.
- Je le suis. Etre esclave et servir des pieds est tout ce que je sais faire.
- Pauvre idiot ! N'es-tu pas content d'être libre ? Tu veux retrouver les fers ? Tu te gaspilles.
Elle renifla de mépris. Comme nous arrivions au bout d'un couloir, elle ajouta:
- J'aimerais être à ta place et fuir d'ici.
- Mais moi, je ne voudrais pas être à la tienne, gardienne.
- Tais-toi ! Entre !"
Elle m'ouvrit une porte en bois richement décorée, me laissa passer, puis la referma derrière moi. Une voix féminine et doucement autoritaire m'accueillit :
"Approche !"
Je m'avançai vers une entrée masquée par de grands voilages d'un flou transparent. D'une main, je les écartai lentement et pénétrai dans le boudoir de celle qui serait peut-être ma Maîtresse.
C'était une jeune femme d'environ vingt-six ans, à la beauté exquise et sensuelle. Elle était à moitié allongée sur une litière faite d'énormes coussins gonflants, doux et moelleux, qui épousaient ses formes féminines. A portée de ses fines mains était posé un plateau d'argent sur lequel reposaient des mets délicieux et fins. Elle était enveloppée d'une robe de soie rouge, chatoyant à la lumière des bougies. Ses cheveux étaient disposés en un chignon savamment disposé, sobre et coquet. Ses pieds, au-delà des coussins, étaient chaussés de fines sandales exigeant une démarche lente et posée. Des pieds de déesse.
Cette femme possédait sans le moindre doute une grâce et une nonchalance sans pareille, qualités exquises pour profiter pleinement des bienfaits d'un esclave tout entier dévoué à ses pieds.
Dès que mes yeux s'étaient posé sur la litière, j'avais compris que je pourrais sans aucune gêne pour ma Maîtresse me coucher sous le coussin principal, la tête et le haut du buste sous ses pieds. Je pourrais alors les adorer et les chérir à leur juste valeur, pour moi infinie.
J'avançai sur le tapis doux et épais, puis me mis à genoux devant elle.
"Je m'incline à vos pieds, dis-je, baissant la tête.
Elle ne répondit pas tout de suite et j'attendis, tête baissée, le regard fixé sur le tapis, que ses sandales n'effleuraient même pas.
- Bienvenue à toi... voyageur, dit-elle. Tu peux relever la tête, ajouta-t-elle sans hâte.
- Merci, Maîtresse, dis-je d'un ton respectueux.
Doucement, elle prit un petit fruit rouge plateau et le porta à sa bouche sensuelle. Elle mâcha lentement, puis leva son bras gauche, la main à moitié ouverte. Une jeune femme fit son apparition derrière le rideau qui cachait les murs et glissa une serviette propre dans la main de sa Maîtresse. Cérémonieusement, celle-ci se tamponna la bouche avec le morceau de tissus blanc, et le rendit à son esclave, qui retourna dans l'ombre.
- Tu m'appelles Maîtresse, comme si tu étais mon esclave, dit-elle en me regardant. Tu es pourtant un homme libre, non ?
Elle haussa les sourcils en une moue mi-interrogatrice, mi-amusée.
- Je suis libre, oui, dis-je en baissant à nouveau les yeux. Mais la liberté ne me satisfait pas. Son seul avantage est de me permettre de redevenir l'esclave des pieds d'une femme que j'aspire à satisfaire.
- Ainsi donc, toi, l'esclave, voudrais m'imposer à moi, ta Maîtresse, la manière de me servir de toi ? Si tu es mon esclave, tu feras ce que je voudrai et non ce que toi tu veux.
- Veuillez pardonner mon effronterie, Maîtresse, mais ce que je vous offre est un échange. Vous prenez ma liberté et je choisis comment vous vous servirez de moi. Je serai alors votre esclave le plus soumis, disposé à exécuter avec zèle le moindre de vos souhaits.
Pendant tout mon discours, elle ne m'avait pas quitté des yeux.
- J'accepte tes humbles excuses. Tu me parais en effet assez docile, bien que très entreprenant. Tu te dis esclave de mes pieds. Dis-moi ce que c'est, bien que je puisse le deviner. Fais attention, une fois mon esclave, tu n'auras plus jamais l'occasion de dire quoi que ce soit, si ce n'est ce que la soumission oblige.
- Alors la définition suivante fera mon bonheur : je serai indissociable de l'endroit où se trouvent et se posent vos pieds, en toute circonstance.
- Tu veux dire que en ce moment, tu serais couché sous mes pieds ? Que leur ferais-tu ?
- Je les lécherais, les caresserais, les masserais, tout ce que vous m'ordonneriez ! Les pieds procurent des sensations agréables et insoupçonnées, lorsque l'on sait s'en occuper avec dévouement.
- Il m'étonne beaucoup de ne jamais avoir entendu parler de ce genre d'esclave, aux talents si précieux, si tes dires sont vrais.
- Ils le sont, rassurez-vous. L'esclave qui s'occupe uniquement des pieds n'existe pas officiellement. Feue mon ancienne Maîtresse m'avait dressé elle-même, lorsque j'étais encore un enfant. Elle m'apprit à exécuter des techniques venant de peuples lointains. Elle m'apprit aussi l'obéissance totale et le dévouement à m'occuper de ses pieds."
Lentement, ma nouvelle Maîtresse prit une coupe et but lentement le breuvage clair. Puis elle la reposa sur le plateau et dit :
"Bien, maintenant tu m'appartiens. Tu auras droit à tous les égards réservés aux bons esclaves, si tu ne me déçois pas. Couche-toi à mes pieds, esclave, je suis impatiente de goûter de nouveaux plaisirs."
A ces mots, je sus que j'étais accepté et que j'allais enfin pouvoir regagner la place qui m'était dévolue.
Fin du Chapitre X.
( suite... )
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